Otites : la cause la plus fréquente chez l’enfant
En France, près de 70% des enfants auront au moins une otite aiguë avant l’âge de 3 ans (Ameli.fr). La plupart guérissent sans séquelle, mais des otites récidivantes ou une otite moyenne chronique peuvent endommager durablement le tympan ou les osselets, entraînant une perte auditivetransmissive. Chez l’adulte, les infections chroniques de l’oreille moyenne (otite séreuse, cholestéatome) ne sont pas rares et doivent être traitées rapidement pour éviter des complications graves, parfois irréversibles.
Oreillons, rubéole, rougeole et infections virales
Certaines maladies virales comme les oreillons ou la rougeole peuvent attaquer directement l’oreille interne (surdité neurosensorielle). Avant l’introduction de la vaccination, la rougeole était responsable de milliers de cas de surdité infantile chaque année dans le monde (CDC). Aujourd’hui encore, dans les régions où la couverture vaccinale reste basse, ces infections restent une cause majeure de handicap auditif chez l’enfant.
Des virus comme le cytomégalovirus (CMV) sont aussi incriminés dans la surdité de l’enfant, même sans symptômes apparents à la naissance. Le CMV serait la première cause non génétique de surdité congénitale (Orphanet).
Méningite bactérienne : une urgence vitale et auditive
La méningite, surtout lorsqu’elle est causée par certains germes (pneumocoque, méningocoque), peut entraîner une destruction brutale des cellules sensorielles de l’oreille interne. Selon Santé publique France, plus de 10% des survivants d’une méningite bactérienne souffrent d’une perte auditive définitive (Santé publique France). Une surdité profonde, totale ou partielle, est parfois la conséquence la plus invalidante de cette infection.
La syphilis et d’autres IST
Certaines infections sexuellement transmissibles, comme la syphilis, peuvent toucher le système nerveux (syphilis tertiaire) et entraîner des pertes auditives, souvent bilatérales et rapides. Les infections par le VIH sont également associées à davantage de pathologies de l’oreille, en raison de l’immunodépression (National Institutes of Health).